Loki : Le héros aux mille visages dans le multivers

Troisième série directement inspirée du MCU qui vient de s’achever sur Disney+, Loki est un pivot entre les Phases 3 et 4. Elle a la lourde tâche de planter les bases du multivers vers lequel se dirigent les Avengers et leurs alliés. Mais où est donc passé Loki quand il s’échappe pendant la relecture de la bataille de New York dans Endgame ? Qui tire vraiment les ficelles dans l’ombre ? Qui pour remplacer Thanos ? Une critique 100% spoilers !

Les capes et la paix

Depuis le Iron-Man de John Favreau sorti en 2008, l’Empire Marvel, sous l’injonction de la maison-mère Disney, batit tranquillement son univers étendu, le Marvel Cinematic Universe. Entre blockbusters qui battent tous les records et formatage cinématographique, les fans de super-héros sont rassasiés jusqu’à plus soif de CGI et d’histoires imbriquées mettant en avant les plus connus de ses héros et de ses vilains. Plus d’une vingtaine de longs métrages plus tard, et un point d’orgue qui s’est achevé en 2019 avec l’apothéose Endgame, quatrième itération des Avengers, on pourrait penser le grand architecte Kevin Feige lassé ou au bout de son propos. Teasé pendant presque une décennie, le grand méchant Thanos est vaincu. La Phase 3 est terminée.

Comment alors réamorcer un nouveau cycle ? Surtout après la dimension galactique que l’on vient de quitter ? Comment remettre le clampin moyen en ordre de marche après le départ de ses héros les plus emblématiques et presque deux ans de pandémie mondiale qui ont stoppé net toute production de nouveaux contenus ? Pas à pas. Pourquoi pas déjà en s’invitant directement chez vous à travers un nouveau medium et un nouveau format, ceux respectivement de la télévision et de la série, grâce au tout frais débarqué Disney+ ?

Lost in Space

Après avoir donné la parole à des personnages laissés à la périphérie de l’histoire principale comme Wanda et Vision dans la série du même nom ou aux sidekicks de Captain America avec Falcon et le Soldat de l’hiver, le plan dit de la Phase 4 pose enfin le coup de talon au fond de la piscine nécessaire pour embrayer sur du plus consistant et remonter à la surface pour capter l’attention de hordes de fans à travers le monde. Wanda est devenue officiellement Scarlet Witch et a surmonté son deuil. Falcon et Bucky ont vaincu leurs doutes et leurs fantômes et remis un soupçon de diversité et de justice sociale dans un univers à l’héritage un peu trop WASP. Arrive donc le moment de regarder vers l’avenir et d’instaurer une nouvelle menace. Il avait fallu à Thanos plus de dix ans avant d’apparaître concrètement sous les traits de Josh Brolin. La série Loki pose la première pierre d’un nouvel édifice et ouvre la porte aux plus grandes prises de tête des univers de fiction : les voyages dans le temps, leurs conséquences et leurs enjeux. Mais revenons à notre chronologie.

Ça part de là !

La série Loki débute sur une question simple laissée volontairement sans réponse par Endgame. L’histoire du film, déjà complexe, zappe effectivement le sort de Loki. Tandis que nos héros voyagent dans le passé pour mener à bien leur plan, le Loki instigateur de la bataille de New York dans le premier Avengers se fait la malle grâce au Tessaract. C’est sur ces images que commence le show. Loki profite d’un moment d’inattention générale pour s’échapper et se télétransporte à l’autre bout du monde. Une simple action aux conséquences impossibles, puisque lui-même existe déjà dans le futur. Ce geste non prévu crée alors une nouvelle ligne dans le flux du temps. Notre anti-héros se fait instantanément arrêter par des régulateurs inter-dimensionnels.

Law & Order

Loki échoue dans une architecture brutale et un décor rétro, aux tons ocres et orangés. Une maison qui rend fou bureaucratique aux couloirs recouverts de moquette que ne renierait pas Astérix dans ses 12 Travaux. Dans des salons en formica et des carrelages très 70’s il est mené dans les bureaux de la TVA : la Time Variance Authority. Cette organisation hors du temps et de l’espace a pour mission de couper toute variance dans le flux sacré temporel pour éviter qu’une autre timeline ne se crée. On comprend alors rapidement que Loki n’est pas un cas isolé, et que malgré tous ses pouvoirs il ne peut rien contre les règles établies par les maîtres des lieux, les mystérieux Gardiens du Temps.

Sans autre forme de procès

Avec son esthétique très vieux cartoon Disney à la Steamboat Willie, quelque part entre Betty Boop et Cuphead, le personnage animé de Miss Minute explique où personnages et téléspectateurs ont échoué : ici, la TVA est toute-puissante, au-dessus des lois et de tout pouvoir. Comme un Tom Bombadil qui se saisit de l’Anneau Unique, les pierres de l’infini ne fonctionnent pas. Elles servent ici de presse-livre et sont stockées par dizaines dans le tiroir des objets trouvés comme ton vieux Bic tout mâché. Loki passe en jugement ; il va être condamné et ‘brouillé‘. Arrive alors la classe toute en retenue d’un Owen Wilson vieillissant, avec sa petite moustache avenante et sa ride rieuse au coin des yeux. Son personnage, Möbius — un nom loin d’être gratuit tant il est synonyme de calculs liés à l’écoulement du temps — est enquêteur pour la TVA. Et il a justement besoin d’un Loki alternatif, un Variant de son vrai lui, pour l’aider à capturer un individu masqué qui s’en prend sauvagement à ses équipes…

Un enchevêtrement de constructions hors du temps

Et moi, et moi, et moi

Le décor est planté. Et le spectateur un peu paumé mais amusé. Le ton est volontairement léger et l’écriture tournée vers l’absurde, comme pour faire digérer toutes les imbrications possibles avec la TVA et sa mission de régulation. Tom Hiddleston retrouve une nouvelle fois ses cheveux gras et son personnage du Dieu de la Malice et cabotine plus qu’à l’accoutumée. Pour lui donner la réplique, Owen Wilson n’a qu’à se maintenir dans son minimalisme habituel pour trouver un équilibre, et construire un duo convaincant qui a toutefois encore besoin de s’apprivoiser. En effet, le Loki variant de la série n’est pas le Loki de Endgame. Il n’a pas encore vécu les événements d’aucun film post Avengers 1 et n’a donc pas dû gérer le deuil de ses parents, la fin de son royaume, la guerre contre Thanos ou affronté sa sœur. Il n’a pas non plus trahi-puis-sauvé-puis-trahi-puis-sauvé Thor et les héros de la saga. Le Loki qui nous est conté ici est le Loki qui vient de se faire rétamer par Hulk. Il est encore ce méchant inféodé à Thanos pour obtenir du pouvoir.

La juge Ramonna Renslayer

La série se positionne dès lors comme une sorte de Salle du Temps pour son héros qui découvre à travers un écran vidéo tous les événements qui l’attendaient. Les six épisodes ne seront pas de trop pour combler sa régression narrative et faire passer le personnage de son statut d’ancien méchant à nouveau héros potentiel pour les histoires à venir dans la suite du MCU (un peu comme White Vision). Loki peut donc vraiment avoir été tué au début de Endgame, son variant sera — a priori — dispo pour la suite du programme. Qui dit variant de Loki peut aussi dire variants de Loki au pluriel : et si ce n’était pas la première fois qu’il se retrouvait là ? Et si d’autres variants existaient ? Un éventail de possibles que la série ne tarde pas à aborder. Voire même à s’y jeter à corps perdus.

Sylvie Variant

On apprend très rapidement que l’ennemi masqué à attraper est un Loki. Quand on connaît les facilités de nombreux shows pour limiter les moyens de productions, on s’attend très vite à voir Tom Hiddleston donner la réplique à Tom Hiddleston. Mais la série fait un pas de côté et pioche une nouvelle fois dans les comics. Le variant ennemi sera une version féminine du dieu asgardien, campé par l’actrice italo-britannique Sophia Di Martino. Le personnage, très bizarrement auto-renommé ‘Sylvie’, va petit à petit se lier avec le Loki de notre univers et tisser une relation de je-t’aime-moi-non-plus intrigante qui conduira aux événements du Season Finale. Les différences entre les deux héros sont au cœur de la compréhension du multivers — puisque c’est de ça dont il s’agit — imaginé par Kevin Feige. Ce dernier a d’ailleurs recruté comme showrunner ni plus ni moins que l’expert en la matière, l’architecte derrière la gestion de cette logique et de ses imbrications dans Rick & Morty : Michael Waldron.

La timeline sacrée et une altération à supprimer pour les employés de la TVA. Sur écran cathodique.

Ce dernier découpe alors sa série en trois grandes sous-parties. L’arrivée mouvementée à la TVA avec la découverte des nouvelles règles. L’établissement d’une dualité et d’une quête avec Sylvie, puis la résolution et le lancement concret de la Phase 4 du MCU. Dès l’épisode 4, The Nexus Event, Loki fait face aux Gardiens du Temps, et à l’image d’une Dorothy dans le Magicien d’Oz, met à bas la supercherie. Quelqu’un tire les ficelles dans l’ombre. Comme c’est d’usage dans la saga depuis des années, les événements marquants sont généralement teasés dans une courte scène post crédits ; cet épisode ne rate pas le coche et le téléspectateur médusé qui se serait attardé quelques instants à la fin de sa rasade hebdo a alors la surprise de voir débarquer toute une kyrielle de variants, du Loki classique des comics des 70’s (impeccable Richard E. Grant) à un Loki alligator.

Ce soir je serai la plus belle pour aller danser

Tu es mon autre

La porte s’ouvre alors peu à peu. Loki et Sylvie, toujours secondés par un Möbius tour à tour antagoniste et allié, sont confrontés aux autres employés de la TVA : le Juge Ravonna Renslayer (Gugu Mbatha-Raw) et son bras armé, la charismatique Wunmi Mosaku en Chasseuse B-15 ainsi qu’à une vingtaine de variants de Loki, chacun différent, mais chacun fait du même moule. Lâche, orgueilleux, dominateur, fourbe, menteur, espiègle mais aussi puissant et rusé, le Dieu de la Malice s’illustre sous toutes ses formes dans une dimension fourre-tout, un rebut spatial, où sont envoyés tous les variants et leurs créations. Monstre d’easter eggs hétéroclite où l’on aperçoit une tour des Avengers, un Mjolnir abandonné, des tankers échoués ou un vaisseau de Thanos crashé.

Là notre duo, accompagné pour l’occasion par certains Loki — ce qui nous laisse entrevoir la puissance latente du héros et la classe du Classic Loki — va tenter l’infaisable : sortir de cette décharge pour atterrir hors du temps, dans un palais lugubre, au-delà de l’espace dans une zone cachée appelée les Limbes à la recherche de l’entité qui dicte ses lois dans l’ombre depuis la nuit des temps. Mais un scénario plein d’envie et des effets spéciaux soignés font-ils une bonne série ?

Les trois frères (et un alligator)

Low Key

Contrairement à WandaVision, qui abandonnait son concept juste avant son final pour se vautrer dans un duel de sorcières Halloween qui soulignait son manque de budget, ou à Falcon et le Soldat de l’hiver, qui hésite tout du long sur le ton et le rythme à donner à son récit, Loki reste bien solide sur ses appuis. Pour le meilleur comme pour le pire. Il a conscience d’être une série et ne se prend pas pour un blockbuster, ce qui est plutôt de bon augure. Toutefois, il en subit en retour les conséquences. La réalisation est lourde et convenue, certains diront même plan-plan et paresseuse, mis à part quelques plans séquences bien foutus mais sortis de nulle part et sans enjeu majeur.

Bonjour, je suis un acteur en costume devant un écran LED

La faute peut-être à la technologie embarquée pour remplacer les fonds verts, une sorte d’écran LED géant incurvé imaginé pour The Mandalorian et usé jusqu’à la moelle comme un Jul derrière son auto-tune, le potard poussé à 100% du début à la fin. Résultat, un champ contre-champ à hauteur d’homme, filmé en plan moyen pour ne pas sortir du cadre tout du long, ou des environnements et décors fermés, comme dans les locaux de la TVA, dans le bunker de la décharge ou dans le palais de fin. Délicat que l’art de raconter de la SF ou une histoire de super-héros avec un budget de show TV.

Toujours des intérieurs, mais un peu plus soignés que le bureau de ton CPE

The Song Remains The Same

Qu’on ait aimé ou pas la série Loki, il faut lui reconnaître d’avoir réussi une supercherie, très à-propos lorsqu’on traite le personnage par ailleurs : le showrunner vous a menti. Le sujet de Loki n’est pas de vous raconter les aventures d’un Loki perdu dans le multivers avec la police du continuum espace-temps dans le rétro à la Code Quantum comme le trailer le laissait supposer. Loki ne parle pas vraiment de l’arc de rédemption de son héros, même s’il le prétend. Pas plus qu’il n’est un buddy movie policier avec Tom Hiddleston et Owen Wilson à la chasse aux variants. Loki n’est pas une série qui vit pour elle-même et aurait du mal à exister solo ; son intérêt intrinsèque reste limité hors du MCU. Loki est le sas qui lance réellement la Phase 4. Tout l’enrobage qui l’anime, réussi ou non selon les appréciations de chacun et chacune, ne sert qu’à l’aboutissement de son Season Finale et à expliquer aux Jean-Germain du PAF la logique des multivers ou à planter le décor pour la suite.

Loki-des-Bois, viking-man, JDG, Standard Loki, Russian Loki, Tank Girl, Not-Morpheus Loki & Snow Loki au rapport !

Comme on le disait plus haut, la fin au sommet, grandiloquente comme jamais, de la Phase 3 a laissé un sentiment de fin de cycle. Au moment de lancer sa Phase 4, Disney s’est mangé une pandémie qui a déstabilisé son calendrier. Les mois passants, une période de flou s’est installée. WandaVision, si atypique dans son traitement, puis Falcon, si ancré dans le réel et dans le traitement politique des répercussions de la Phase 3 sonnent comme des extensions de cette dernière. Tout comme le Black Widow qui vient enfin de sortir en salles, sorte de rattrapage tardif de l’histoire d’un personnage qui a déjà raccroché les gants. Avec Loki, Kevin Feige est ses scénaristes se tournent enfin vers l’avenir et posent les bases à la fois d’un nouveau méchant surpuissant, mais dressent aussi le plan d’attaque pour dérouler pendant les vingt prochaines années du super-héros au kilomètre. Les fans du MCU, de grand spectacle et d’entertainment jubilent. Les fans de cinéma et de variété sans doute un peu moins.

J’ai acheté un petit cottage à la campagne. Je vois jamais mes voisins !

Cool & the Kang

Toi qui a suivi toute la saga et a vu un mec fresh et un peu loufoque débarquer à la fin de la série, laisse-moi t’expliquer rapidement ce qui nous attend et ce que son personnage et son discours sous-entendent au-delà des clichés. Pour celles et ceux qui n’ont jamais ouvert un comics de leur vie, vous devriez trouver aussi de précieuses pistes de réflexion. Pour les inconditionnels de Stan Lee, de Chris Claremont ou de Jack Kirby pour n’en citer que quelques uns parmi les classiques, veuillez pardonnez mes raccourcis, cet article, déjà très long, est plus là pour vulgariser un propos qu’être le wikia exhaustif.

Je suis Celui-qui-est-là-mais-que-t’attendais-pas-sauf-que-si-mais-en-fait-c’est-pas-vraiment-moi-qu’on-ne-prononce-pas

Ainsi, Jonathan Majors, qui crève l’écran dans Lovecraft Country, enfile une première fois les habits d’un personnage mythique de l’univers Marvel. Celui qui Demeure, comme il se présente, nous dit qu’il a eu de nombreux noms par delà l’histoire. Parmi ces noms, le qualificatif de Conquérant a particulièrement résonné aux oreilles des fans. Si l’on savait déjà que l’acteur interpréterait un certain Kang Le Conquérant dans le futur Ant Man 3, on ne se doutait pas qu’il ferait aussi une apparition dans le final de Loki. À l’image d’un Thanos qui s’affichait peu à peu et sortait de l’ombre de film en film lors des Phases 1 à 3 du MCU, Kevin Feige introduit d’ores et déjà son nouveau bad guy. Mais attention, Celui qui Demeure n’est pas Kang.

Jonathan Majors inaugure pour quelques scènes le costume d’un variant de Kang qui penche plus vers Immortus

Celui qui Demeure est une itération de Kang. Un variant. La timeline sacrée, la TVA, c’est sa création. Elle a pour but d’empêcher qu’un variant de lui-même n’apparaisse. Une sorte de justification à faire le mal pour un greater good, mais puissance multivers. Le personnage, qui a plus les attributs de l’Immortus des comics, explique les nouvelles règles du jeu. C’est un scientifique du 31e siècle qui a découvert que notre univers était composé de plusieurs univers parallèles. En collaborant avec des variants de lui-même, il est parvenu à maîtriser le temps et à faire progresser l’humanité. Jusqu’à ce qu’un de ses propres variants ne décide de régner sur l’ensemble des multivers. Pour empêcher cela, il a alors détruit toutes les autres réalités pour ne garder que celle où il est le maître de tout. Sa fin, précipitée par l’intrusion de Loki et Sylvie, signe alors la fin de la timeline unique et ouvre d’infinies possibilités avec la réapparition des multiples branches.

Mar-Vel ! Tes multivers impitoya-A-bles !

The end has no end

La guerre des multivers est relancée. Dans un de ces univers, une version chaotique et despotique de Celui qui Demeure, son armure et ses armes du futur, est réapparue. La réouverture du multivers est une trouvaille scénaristique qui permet de lancer la Phase 4 et de justifier les incohérences des films et séries de super-héros qui pullulent sur nos écrans depuis les années 2000, depuis le X-Men de Bryan Singer. Trois reboots de Spiderman ? Chacun est dans son propre univers. Disney rachète la Fox et récupère les droits des 4 Fantastiques, de Blade ou de ces mêmes X-Men ? C’était à chaque fois dans des univers différents. Sauf que depuis que Wanda a taquiné la magie du chaos avec sa bulle de réalité alternative et que Celui qui Demeure n’est plus, rien ne va plus dans le MCU !

Un peu partout, des montages projettent Jonathan Majors en costume de Kang Le Conquérant (création de fan)

Spiderman : No Way Home peut désormais accueillir Alfred Molina, Willem Dafoe, Jamie Fox, Tobey Maguire ou Andrew Garfield dans un tout à peu près cohérent. Le Sorcier Suprême et la Sorcière Rouge pourront tenter d’affronter les horreurs interdimensionnelles dans Dr Strange & The Multivers of Chaos. Ant Man et La Guèpe tomberont à n’en pas douter sur le vrai Kang le Conquérant dans Quantum Mania… Et les Fantastiques autant que les mutants peuvent désormais débarquer sans problème. L’horizon de production s’est encombré subitement d’un macrocosme dense et pléthorique où tout est désormais justifiable. Les héros morts peuvent être remplacés par des variants. Plus rien n’a d’importance ou de conséquence irrémédiable. Et n’importe qui peut revenir, légèrement différent. Ce concept du ‘sans gravité‘ avait conduit Marvel au bord du gouffre au milieu des années 90. Kevin Feige et ses comparses répéteront-ils les mêmes erreurs que leurs aînés ? La réponse en fin de Phase 4, 5 ou 6, soyons fous, et des indices très vite, avec une Saison 2 de Loki déjà validée et la série What if ? qui débarque le mois prochain avec tout son parterre d’histoires parallèles pour autant d’univers qui se répondent. Bienvenue dans le multivers.

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