What The Pop : ma sorcière bien fêlée à l’école du ballet

Notre chronique “What The Pop”, réservée à ces produits culturels qu’on ne comprend pas, vous présente un film récent, long et mystérieux. Le film d’un artiste intransigeant qui n’a pas hésité à investir 20 millions de dollars dans son projet. Un film porté par les actrices les plus en vogue du moment. Un film qui parle d’histoire, de religion, de féminisme, de politique, d’art, de vengeance et de trahison. Un film dont la musique a été orchestrée par une des plus grandes vedettes de la pop. Un film qui a été sélectionné au Festival de Venise et en est revenu les mains vides. Un film qui n’a même pas remonté la moitié de son budget au box-office mondial et n’a été vu que par 33 000 spectateurs en France. Un film dont tout le monde se fout. Découvrez le remake de Suspiria par Luca Guadagnino.

Vous dansez, mademoiselle ?

Les adorateurs de films d’horreur ont leurs vaches sacrées. L’une d’elles s’appelle Suspiria de Dario Argento, un film sorti en 1977, qui raconte l’histoire de Suzy Bannion, une jeune Américaine qui intègre une prestigieuse école de danse à Fribourg. De fil en aiguille, elle découvre que le rectorat est tenu par une guilde secrète de sorcières qui fait disparaître les danseuses quand elles découvrent la vérité.

Attention aux étirements pour ne pas risquer le claquage

Aux yeux des cinéphiles, Suspiria est si particulier, à la fois si naïf et si envoûtant, qu’il résulte probablement d’un équilibre fragile entre le savoir-faire de son réalisateur et son goût pour l’excentricité, son radicalisme esthétique et son audace. S’il ne vous reste que cent films à voir avant de mourir, Suspiria n’en fera peut-être pas partie, mais il n’en est pas moins un chef d’œuvre. Comme l’explique Ray Winstone à Leonardo DiCaprio dans Les Infiltrés, quand on est dans la pègre, il y a des mecs sur lesquels on peut taper, ceux sur lesquels on ne peut pas taper et ceux sur lesquels on n’a pas encore tranché. Suspiria, c’est ça : a-t-on le droit d’y toucher ou pas ? On n’a pas encore tranché.

En tout cas, jouer à “1, 2, 3… soleil !” avec un miroir, ça ne marche pas

Voilà pourquoi, lorsque Luca Guadagnino a annoncé son intention de mettre en scène un remake de Suspiria en 2016, il a été accueilli par une perplexité générale. Y compris celle de Dario Argento lui-même, qui a déclaré à IndieWire que l’idée lui semblait mauvaise. Un peu comme si tonton Roger s’était levé en plein milieu du repas de Noël pour crier : “Qui veut des shots de Viandox ?“. On ne sait pas ce qui lui prend, mais bon… il est tellement enthousiaste qu’il pourrait bien embarquer quelques personnes dans son délire.

Luca Guagagnino, un cinéaste convaincu de devoir faire un film dont tout le monde se fout

L’ennui, c’est qu’on connait tonton Luca Guadagnino. On n’a rien contre lui, d’ailleurs. La preuve : en 2017, il nous a dévoilé son remarquable Call Me By Your Name, avec son amour de Timothée Chalamet, son scénario oscarisé signé James Ivory et sa magnifique bande originale composée par Sufjan Stevens. On serait tenté de lui confier les clefs du bolide en fermant les yeux, mais on ne peut pas oublier qu’il avait déjà commis un remake en 2015 : celui de La Piscine, qu’il avait rebaptisé A Bigger Splash. D’ailleurs, on n’avait rien pigé parce que son Bigger Splash n’était pas le remake de A Bigger Splash, le film réalisé en 1973 par Jack Hazan sur le peintre David Hockney, auteur du célèbre tableau A Bigger Splash. Cela étant dit, ce n’était pas si con, vu le flop sensationnel infligé à ce remake de La Piscine par Luca Guadagnino. On peut dire que A Bigger Splash mériterait presque qu’on le rebaptise A Bigger Plouf, mais on reconnaîtra volontiers que ça sonne moins bien.

“A Bigger Splash” de Luca Guadagnino (2015), le remake nul de “La Piscine”

Il faut dire que ce premier remake était remarquablement fade, mais peu importe : nous l’évoquons simplement pour nous souvenir qu’au moment de s’engager sur un remake de Suspiria avec Tilda Swinton et Dakota Johnson dans les premiers rôles, Luca Guadagnino avait déjà expérimenté le remake coûteux avec Tilda Swinton et Dakota Johnson dans les premiers rôles, qui n’avait pas remonté 8 millions de dollars au box-office mondial et était revenu de la Mostra de Venise “brocouille”, comme on dit dans le Bouchonnois.

Danse avec l’histoire

Nous n’entrerons pas dans le détail de ce qui distingue la version de Dario Argento et ce remake, et c’est bien dommage tant les deux films foisonnent d’inventivité et de différences. Disons simplement que rien ne ressemble autant à Suspiria que Suspiria et pourtant… rien à voir. C’est d’autant plus difficile de se renseigner sur ce remake que l’édition blu-ray du film, confectionnée par Metropolitan FilmExport, ne propose que trois courts suppléments promotionnels dans lesquels on apprend — ô surprise — que Luca Guadagnino a toujours beaucoup admiré le film de 1977.

Finale du tournoi mondial de celle qui ne clignera jamais des yeux

Il en garde d’ailleurs la trame narrative avec énormément de respect : Suzy Bannion arrive de son Ohio natal en 1977 pour intégrer une prestigieuse école de danse tenue par des sorcières. Sauf qu’on n’est pas à Fribourg, mais à Berlin. Et là, c’est le bordel. Parce que Berlin en 1977, ce n’est pas la même limonade que Fribourg en 1977. Un peu comme si on avait pris Le Gendarme de Saint-Tropez et qu’on avait décidé que ça se passerait à Saint-Germain-des-Prés en mai 1968. Vous saisissez ?

L’entrée de l’école de danse à Fribourg dans le film de 1977 et à Berlin dans le remake de 2018

Au fur et à mesure que se tournait et se dévoilait le film de Dario Argento, personne n’avait conscience des enjeux historiques qui se jouaient. C’est pourquoi Suspiria, l’original, se déroule presque dans le décor unique de l’école de danse, à quelques séquences près. C’est d’ailleurs une des marques de fabrique du cinéma de Dario Argento, qui aime explorer le lieu principal de son action et faire découvrir à ses personnages des pièces cachées, des couloirs secrets derrière les murs, des espaces insoupçonnés comme ceux qu’on découvre dans un rêve. Luca Guadagnino, ça ne l’intéresse pas de singer Dario Argento. Mais il a bien l’intention de vous parler des enjeux géopolitiques de Berlin en 1977. Alors tout y passe : le mur de Berlin et la grande difficulté de passer d’est en ouest, les multiples fantômes de l’Allemagne nazie, la bande à Baader et la reconstitution vertigineuse de cette ville en reconstruction, glaciale, grise, bétonnée, terne.

Le hall de l’école dans le film original, puis dans son remake

Voilà déjà une énorme différence avec ce qui faisait le sel du film d’origine : Suspiria de Dario Argento était un des derniers films à utiliser le procédé du Technicolor trichrome, rendu célèbre par Le Magicien d’Oz. Et ce n’est sûrement pas un hasard si les héroïnes de ces deux films sont de jeunes Américaines déracinées qui découvrent un monde fantastique peuplé de sorcières. Suzy Bannion sous les traits de Jessica Harper (en 1977) pourrait tout à fait s’exclamer “We’re not in Kansas anymore” (“Nous voilà loin du Kansas“) comme Judy Garland dans Le Magicien d’Oz, ce qui rendrait la référence plus que lourdingue, mais passons. Suspiria de 1977 est un spectacle de couleurs éclatantes. Celui de 2018 a le look d’un pluvieux jeudi de février.

Jessica Harper en technicolor dans “Suspiria” de Dario Argento (1977)

Le plus compliqué, c’est que pour parler autant de la Fraction armée rouge, du traumatisme des camps de la mort et du rideau de fer que d’une petite danseuse de l’Ohio qui affronte des sorcières, il faut du temps. Voilà pourquoi, si le film de Dario Argento ne durait que 92 minutes, celui de Luca Guadagnino s’étend sur plus de deux heures et demie. Les fans de films d’horreur le savent : la durée du spectacle est essentielle. Car le cinéma d’épouvante se consomme comme des zakouski. On aime picorer, aller de l’un à l’autre, tout essayer. Si on nous sert un gigot de sept heures pour nous mettre en bouche, on va vite se déboutonner le pantalon.

Funfact : dans “Suspiria”, Dakota vient de l’Ohio

On y croit quand même toujours : comme Suspiria (1977), Suspiria (2018) est réalisé par un Italien et se déroule en Allemagne. Comme Suspiria (1977), Suspiria (2018) est un film d’horreur parfois très gore, interdit aux moins de seize ans (la classification de l’original a depuis été revue à la baisse pour une interdiction aux moins de douze ans). Et, surtout, comme Suspiria (1977), Suspiria (2018) dispose d’une bande originale composée par un génie. Cette fois, ce n’est pas le groupe de rock progressif Goblin qui s’est mis à la tâche. Comment égaler l’illustre musique qui avait été composée pour le film de Dario Argento ? Luca Guadagnino a fait bien mieux : il a convaincu le chanteur de Radiohead, Thom Yorke en personne, de composer pour la première fois la musique d’un long métrage. Voilà qui évoque immédiatement les étincelles que le guitariste du groupe, Jonny Greenwood, avait fait jaillir en association avec Paul Thomas Anderson depuis There Will Be Blood.

Et on ne s’y trompe pas : le leader de Radiohead déploie des trésors d’inventivité pour créer des mesures à neuf temps, des airs d’opéra en allemand, des valses fragiles, des incantations sataniques… Et c’est sans doute ce qui déconcerte le plus face à ce remake de Suspiria : si long, confus et terne soit-il, tout y est soigné, maîtrisé et abouti. De grands artistes ont travaillé d’arrache-pied pour un résultat qui va laisser tout le monde de marbre.

Dancing Queens

L’exigence de la mise en scène peut même impressionner le spectateur jusqu’à le déconcerter. Le film est porté par Tilda Swinton (qui tourne souvent avec Guadagnino, comme on l’a dit, mais qui a aussi un Oscar et qui fait aussi partie de l’Univers cinématographique Marvel), Dakota Johnson (la meuf de la saga Cinquante nuances de Grey), les stars montantes Mia Goth et Chloe Grace Moretz, Sylvie Testud (qui passait par là), Angela Winkler (premier rôle dans la Palme d’or Le Tambour en 1979) et Jessica Harper, l’héroïne du film original. D’accord : on n’est pas dans un blockbuster, mais tout de même, on n’est pas allé chercher Joe le clodo.

Elle danse, la Mia

Comme tout ça se déroule dans une école de danse tenue par des sorcières, le réalisateur a décidé qu’à l’exception de quelques figurants ou tout petits rôles, tous les personnages seraient incarnés par des femmes. Y compris le psychiatre allemand que consultent les élèves terrorisées et qui mène l’enquête. Il est interprété par Tilda Swinton qui joue aussi les deux sorcières qui se disputent la direction de l’école, ce qui a forcément demandé des heures de maquillage et le concours des meilleurs professionnels du cinéma.

Le Dr. Klemperer, également interprété par Tilda Swinton

Mais vous n’avez encore rien vu. Comme tout ça se déroule dans une école de danse allemande avec des élèves anglophones, il faut qu’on s’adresse à eux en anglais, très bien. Mais les personnages germanophones de naissance n’ont aucune raison de parler anglais entre eux ! Alors les voilà qui passent de l’anglais à l’allemand d’une phrase à l’autre, ce qui a dû être un cauchemar à maîtriser car rien ne choque l’oreille d’un spectateur attentif, même quand Tilda Swinton s’adresse dans la langue de Goethe à Jessica Harper. Mais ce n’est pas tout ! Puisqu’on est dans une école de danse, ça serait encore plus chic qu’on discute en français ! Et zou, Dakota Johnson et Tilda Swinton bavardent comme deux copines de l’Opéra de Paris.

Womanspreading

Plus vicieux encore : quelques séquences reconstituent la communauté Amish de l’Ohio pour donner aux spectateurs quelques indices sur la nature du coup de théâtre final et faire écho au titre du film. Un peu maladroitement, on oubliera de nous expliquer comment et pourquoi cette jeune héroïne est une danseuse surdouée, mais rien ne sera laissé au hasard côté scènes de danse. Pour le film original, Dario Argento avait botté en touche. On apercevait quelques élèves s’échauffant dans des vestiaires, mais pas de véritable morceau de bravoure. Cette fois, pas question de tourner un film dans une école où personne ne danse. Luca Guadagnino est allé chercher Damien Jalet pour imaginer les chorégraphies. Les scènes les plus gores du film seront d’ailleurs dansées. Plus motivée qu’un boyscout en forêt, Dakota Johnson propose même de faire toutes ses scènes de danse, mais on la calme tout de suite, car il va falloir laisser certaines prouesses aux professionnels. On fait donc même venir des danseurs pour doubler les comédiens, c’est dire l’exigence.

Alors on danse

Luca Guadagnino a tellement conscience de l’énergie et du budget investis dans une œuvre d’art monumentale qu’il découpe son film en six actes et un épilogue. Après tant de virtuosité, comment ne pas se prendre la tête dans les mains quand, dans une scène finale au grotesque assumé, tout ce souci minutieux au service d’un réalisme maladif cède la place au grand guignol ?

Le fameux “YMCA”, seule danse que Dakota Johnson a pu exécuter sans doublure

Lorsque le Dr Klemperer (le fameux psychiatre interprété par Tilda Swinton) est capturé par les sorcières qui dirigent l’école de danse berlinoise, il est emmené et déshabillé dans leur lieu de culte où se sont réunies quelques dizaines de danseuses nues. Tout le monde danse à poil tandis que les deux sorcières rivales, Helena Markos et Madame Blanc (Tilda Swinton et Tilda Swinton) se disputent sur le déroulé de la cérémonie. L’une tranche la tête à l’autre, mais pas complètement. Elle reste consciente avec la tête qui pendouille. Pourquoi rien ne se passe-t-il comme prévu ? Parce que Suzie Bannion, la petite Américaine si douée, était en fait la réincarnation de la Mère Suspiriorum, la plus puissante des sorcières, celle devant laquelle tout le monde devrait se prosterner, celle qui avait donné à Helena Markos sa place à la tête de la guilde de sorcières. Depuis le début de l’histoire, Suzie Bannion était une sorte de messie des sorcières, en fait.

Allez zou ! Après on fera la Macarena

Pour fêter ça, elle invoque un gros monstre tout noir qui fait exploser les têtes de quelques sorcières, surtout celles qui avaient soutenu la directrice Helena Markos. Une fois le monstre rentré chez lui, au pays des monstres qu’on appelle une fois de temps en temps pour faire exploser des têtes de sorcières, Suzy Bannion va demander aux danseuses nues si elles veulent mourir et leur dépose un petit bisou fatal. Celles qui préfèrent rester en vie continuent de danser, à poil, au milieu de tout ce carnage.

Fin de soirée chelou

Tandis que, dans la salle de cinéma, les spectateurs médusés se lancent des regards ou se retournent pour vérifier que le projectionniste n’a pas fait partir la mauvaise bobine, Suzy Bannion rend visite au Dr Klemperer (le psychiatre qui est un homme joué par une femme) pour lui apprendre que sa femme est morte de froid à Theresienstadt. Et après l’avoir soulagé de cette incertitude qui le torturait depuis la disparition de sa femme pendant la Deuxième Guerre mondiale, elle lui efface la mémoire. Une séquence nous montre encore qu’à Berlin-Est, sur les murs de l’ancienne datcha du docteur et de son épouse, leurs initiales sont toujours gravées. Fin du film.

Ah non.

Dans une séquence post-générique, Suzy, de face dans une rue de Berlin, regarde quelque chose et fait un étrange signe de la main.

La scène post-générique la moins utile de l’histoire du cinéma

En vingt minutes, un film de plus de deux heures bascule de spectacle ambitieux, austère, exigeant, mais maîtrisé à Gloubi-boulga gore et plutôt caustique peuplé de figurants cul-nus et de personnages principaux à la tête qui pendouille. Comme dirait Saint Thomas : “Il faut le voir pour le croire“.

Un film trop danse

En 2018, le scénario s’est répété. Luca Guadagnino est encore rentré “brocouille” (comme on dit toujours dans le Bouchonnois) de la Mostra de Venise après avoir encore engagé 20 millions de dollars dans un remake encore avec Tilda Swinton et Dakota Johnson qui n’a encore pas rapporté 8 millions de dollars au box-office mondial… On imagine que le fameux “sentiment de déjà vu” a été inventé pour illustrer ce genre de situation. Le plus drôle, c’est que Guadagnino est actuellement au travail sur son prochain film, intitulé Bones & All, avec Timothée Chalamet dans le premier rôle, comme s’il fallait en glisser un entre deux échecs. Ne soyons pas surpris s’il annonce prochainement qu’il va réaliser un remake de Kagemusha avec Tilda Swinton et Dakota Johnson dans les premiers rôles, pour un budget de 20 millions de dollars, que Tame Impala en signera la musique et qu’il sera prêt pour la Mostra de Venise 2023.

Quand le DJ passe “Despacito” pour la troisième fois de la soirée…

Saluons tout de même le courage de quelques critiques, comme Marc Godin du Daily Mars, qui ont défendu la version 2018 de Suspiria bec et ongles, tandis que le reste de la profession se contentait de rouler des yeux. Il faut admettre qu’il est impossible de sortir satisfait de cette expérience, comme lorsqu’on découvre le dernier court métrage de David Lynch sur Netflix, qu’on n’y a encore rien compris, mais qu’on le trouve génial quand même parce qu’il reste aussi attachant que son auteur. Ce remake de Suspiria tente l’exercice d’équilibriste du bizarre et se vautre dans le grotesque quelques secondes avant de saluer fièrement l’assistance.

Quel dommage, car il est aussi impossible d’aimer ce film que d’ignorer que ses chorégraphies sont éblouissantes, que sa bande originale est une des plus grandes réussites du leader de Radiohead et que ses excellentes actrices ne peuvent pas être plus dévouées à l’ouvrage. Mais la malédiction de Suspiria ne vient pas des sorcières du film, elle vient de l’indifférence générale. Au-delà de ses qualités indéniables, au-delà de son coup d’éclat final, au-delà de sa nature étrange, faite pour provoquer le public, ce remake est instantanément tombé dans l’oubli. Il aurait pu aussi bien ne pas sortir.

“Suspiria”, le remake au féminin d’un film dont les héroïnes étaient déjà des femmes

Quant aux cinéphiles courageux qui ont tout de même relevé le défi, ils en sortent tous avec une furieuse envie de revoir le Suspiria de Dario Argento et d’y retrouver la naïveté d’un film qui — à l’origine — avait été écrit pour mettre en scène une école de petits enfants. Un conte de fées et de sorcières magique, coloré, flamboyant, onirique et aussi court que se doit d’être un film d’horreur, d’un réalisateur italien, qui se déroule dans une école de danse, tenue par des sorcières, en Allemagne…

P.S. : accordons tout de même à A Bigger Splash comme à Suspiria d’avoir remporté quelques prix à Venise, notamment pour leurs musiques. Nous ne résistons simplement pas à l’envie d’utiliser autant que possible l’expression “brocouille”, comme on dit dans le Bouchonnois.

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